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Saint-Étienne

L'ornement est un crime (Collection design du Musée)

Expositions

  • L'ornement est un crime (Collection design du Musée)
Ne manquez pas cette nouvelle exposition, coproduite avec la Cité du design !
Dans le bâtiment de la Platine, découvrez une centaine de pièces majeures de la collection design du Musée.
"L'ornement est un crime" met en lumière l'interdit qui frappe l'ornement dans la production artistique au XXe siècle (1910-1970), des chaises de bistrot au fer à repasser. Inutile, bourgeois et primitif, l'exposition montre comment l’ornement est, pour les tenants de la modernité, un archaïsme barbare à éradiquer.

De l’éclectisme ornemental à l’industrialisation des objets :

L’ornement est naturellement partout : dans la manière d’agrémenter nos corps, d’embellir nos maisons et de fleurir nos villes. Pourtant, au début du XXe siècle, se développe la conviction que l’ornement doit disparaître. En 1908, l’architecte et designer Adolf Loos (1870-1933) publie "Ornement et crime", violent pamphlet contre "le fléau ornementaliste de l’art".
Cette condamnation accompagne la rapide industrialisation de l’Occident. L’heure est aux formes simples, à la valorisation du support au détriment du décor. Une transformation qui fait écho à l’histoire de Saint-Étienne, haut-lieu de la révolution industrielle et de ses« manufactures ».

Du tournant de la Deuxième Guerre mondiale à la remise en cause du fonctionnalisme :

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la question de l’ornement prend un nouveau tournant. Les designers sont en première ligne de la reconstruction. Les solutions expérimentées dans les années 1930 connaissent une accélération : rationalisation de la production, préfabrication, remise à l’honneur du bois dans un contexte de pénurie de l’acier.

Dans les années 1950, l’idéologie fonctionnaliste culmine. Certains, tel Dieter Rams, plaident pour un design d’une sobriété absolue. Pourtant, des voix s’élèvent déjà contre le fonctionnalisme froid, symbole d’une modernité devenue quelconque et des effets pervers de la société de consommation. Le mouvement hippie et la culture pop réhabiliteront les valeurs que le modernisme avait évacuées : couleurs vives, formes rondes, mousses

QUELQUES ARTISTES ET DESIGNERS EXPOSÉS
Michaël Thonet, Josef Hoffmann, Marcel Breuer, Le Corbusier, Charlotte Perriand, Charles et Ray Eames, Arne Jacobsen, Jean Prouvé, Dieter Rams, Joe Colombo...
Commissariat : Agnès Lepicard, responsable du département des collections du MAMC.
Scénographe : Éric Bourbon, scénographe à la Cité du design.


Légende :
Dieter Rams, Wilhelm Wagenfeld, Gerd Alfred Müller, "Platine type PC3SV", 1959. Platine. Acrylonitrile butadiène styrène (ABS). 9,8 x 30,5 x 21 cm. Braun. © Dieter Rams, © Adagp, Paris, © Braun Gmbh. Photo : C. Cauvet.

Plus d'infos...

 Infos pratiques

Adresse : Rue Javelin Pagnon 42000 Saint-Étienne

Téléphone : 04 77 49 74 70

Contact Site web

 Tarifs

Plein tarif : de 5 à 6,50 €, Tarif réduit : de 4 à 5,50 €, Forfait famille : 8 € (2 adultes et 2 enfants, en visite libre).

Gratuit pour les moins de 25 ans, les demandeurs d'emploi, les étudiants.

Tarif réduit : Enseignants, abonnés des sites partenaires accordant des avantages aux abonnées du MAMC, famille nombreuse, personnes retraitées ou + de 65 ans, adhérents du CNAS.

Gratuité : bénéficiaires du RSA, amis du MAMC, presse, carte ICOM, carte professionnelle de guide.

Gratuit le 1er dimanche du mois.

 Ouverture

Du 30/06/2018 au 06/01/2019 de 10h à 18h sauf les 1er janvier, 14 juillet, 15 août et 25 décembre.
Fermé le mardi.

 Langues parlées

Français